Tout chef d'oeuvre

commence bien par quelques ratés

Site féministe chrétien

Gilles Évan

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Bonne lecture.

Mot d'explication

et d'excuses aux porteurs des chromosomes X Y

      Mes chers amis mâles, excusez-moi d’avoir cédé un instant à mon envie de m’amuser un peu ! C’est dans ma nature, et j’en ai besoin pour vivre.  
      Ce dessin sur la page de présentation ne signifie pas que je n’aurais aucun respect pour le sexe masculin, car je suis moi-même un homme, et j’ai beaucoup d’amis hommes que j’apprécie énormément.
      Mais j’ai une question sérieuse à vous poser : ne trouvez-vous pas, que nous, humains mâles, nous-nous surestimons un peu trop facilement ? Que nous a coûté d’être tombé, par un hasard purement biologique, sur la formule XY ?
      Et que feraient nos prêtres, si toutes nos XX chrétiennes engagées dans l’Église décidaient ensemble de se mettre en grève, p.ex., en Semaine Sainte ? (question posée par Camilla Martin, théologienne, Sœur de Notre Dame des Apôtres (Montréal).
Je pense, pour ma part, qu’une petite dose d’auto-dérision ne peut pas nous faire de “mâle.”

Et Dieu créa la femme

(conte)

     Quand Dieu créa la femme, il en était déjà à son sixième jour de travail avec beaucoup d’heures supplémentaires. Un ange entra dans son atelier divin et lui demanda : « Pourquoi mets-tu autant de temps pour faire la femme ? »
     Et Dieu répondit : « Tu as vu mon projet pour elle ? Elle doit être multifonctionnelle ; elle doit être capable de marcher avec n’importe quel régime. Elle doit avoir des genoux qui puissent accueillir plusieurs enfants en même temps ; son baiser doit pouvoir soigner aussi bien un bras écorché qu’un cœur brisé, et elle fera le tout avec seulement deux mains et une bouche ».
     Et Dieu ajouta : « Je suis si près de terminer cette créature que j’y met tout mon cœur. Elle se soignera toute seule quand elle est malade ; elle pourra travailler 18 heures et plus par jour ».
    L’ange se rapprocha davantage et il toucha la femme : « Pourtant tu l’as faite bien délicate, Seigneur ! ».
    « Elle est délicate, répondit Dieu, mais je l’ai faite robuste aussi. Tu n’as pas idée de ce qu’elle sera capable de supporter ou d’obtenir ».
    « Est-ce qu’elle sera capable de penser ? » demanda l’ange. Dieu répondit : « Quelle question ! Non seulement elle sera capable de penser mais aussi d’échanger et d’inventer des choses merveilleuses. »
     L’ange remarqua alors quelque chose et en allongeant la main il toucha la joue de la femme.… « Seigneur, je crois que ton prototype à une fuite quelque part ».
     « Je t’avais dit que je cherchais à mettre en elle beaucoup de choses … il n’y a aucune fuite… C’est une larme », corrigea Dieu.
     « À quoi servent les larmes ? » demanda l’ange. Et Dieu répondit à l’ange : « Les larmes sont sa manière d’exprimer sa joie, sa peine, sa désillusion, son amour, sa solitude, sa souffrance et son orgueil ».
     Ceci impressionna beaucoup l’ange : « Tu es un génie, Seigneur ! », lui dit-il, « tu as pensé a tout ! La femme est vraiment merveilleuse ! ».
     « He oui ! les femmes ont des énergies qui vont étonner les hommes. Elles affronteront les difficultés, régleront les problèmes graves ! Malgré cela, elles répandront du bonheur, de l’amour et de la joie. Elles souriront quand elles voudraient crier, elles chanteront quand elles voudraient pleurer, elles pleureront quand elles sont heureuses et elles riront quand elles sont nerveuses. Elles lutteront pour ce en quoi elles croient, elles se rebelleront contre l’injustice, elles n’accepteront pas un « non » pour réponse quand elles croient qu’il y a une meilleure solution ; elles se priveront pour maintenir la famille debout, elles iront chez le médecin avec une amie craintive, elles aimeront inconditionnellement … ».
      Ici Dieu reprend son souffle parce qu’Il a beaucoup parlé : « … elles pleureront quand leurs enfants ont du succès et elles se réjouiront pour les chances de leurs amis. Elles seront heureuses quand elles entendent parler d’une naissance ou d’un mariage, leur cœur se brisera quand une amie meurt. Elles souffriront pour la perte d’une personne chère. Elles seront fortes quand elles pensent ne plus avoir d’énergie, elles savent qu’un baiser et une embrassade peuvent aider à soigner un cœur brisé … ».
     Et Dieu de conclure : « Mais … il y a dans la femme un seul défaut : c’est qu’elle oublie combien elle vaut ».

(histoire tirée d’un conte dont l’auteur m’est inconnu).

Introduction générale à mon site

      Aujourd’hui, en regardant en arrière sur ma longue vie, j’ai l’impression très forte que tout ce que j’ai pensé, fait, dit, écrit, ou réalisé en prose, en poèmes, en musique, en langues ou en voyages, a été motivé par une volonté farouche de m’évader de toutes les prisons, dans lesquelles la Société et la tradition patriarcale de l’Église Catholique, avaient voulu m’enfermer.
      Tous les stades de ma vie ont été caractérisés par la recherche obstinée de la liberté, liberté de penser et d’agir selon ma conscience et suivant les signes que je recevrais de mon étoile, Jésus, car, oui, je crois que Jésus a toujours regardé avec bienveillance, et soutenu et dirigé vers la meilleure solution possible, mes initiatives, parfois très risquées.
      M’évader, partir, changer d’air, sortir des sentiers battus, chercher de nouvelles pistes, changer d’horizons, voir du pays, inventer, ‘oser-faire’, ‘oser-dire’, ‘oser-aimer’ autrement, tel a été l’essentiel de mes rêves, et j’ai eu le bonheur d’avoir pu les réaliser en partie, tout en patientant parfois de longues années.
      Les prisons dont je voulais m’évader, n’étaient pas les mêmes que celles d’autres humains, et la liberté que j’ai recherchée n’était pas nécessairement celle que vous, lecteurs ou lectrices, cherchez depuis que vous êtes sur cette terre. Nous n’avons pas eu le même point de départ dans la vie, et nous n’avons pas rencontré les mêmes problèmes et les mêmes opportunités.
      Personne d’entre nous n’a pu choisir ses parents, ou le lieu de sa naissance ; personne n’a pu choisir son sexe, la couleur de sa peau, sa religion ou son aspect physique, mais qui que nous soyons, et où que nous soyons nés, nous nous sommes tous et toutes trouvés projetés dans cette vie si incroyablement attirante et désirable, mais également si pleine de mystère et de souffrance.
      Beaucoup de gens parlent de la vie comme d’un « non-sens », d’une « absurdité ». Personnellement, je préfère comparer ma vie, et celles de tous les humains, à une aventure, une aventure authentique, comparable à celle des premiers humains qui, pour survivre, pour assurer du sang neuf pour le groupe, pour trouver de nouveaux terrains de chasse, pour découvrir d’autres horizons, ou par simple curiosité, sont partis sans savoir où ils allaient.
      Innombrables ont été les obstacles et périls sur leur route, mais nombreuses ont été également les bonnes conquêtes et découvertes. Et ainsi, d’étapes en étapes, ils ont peuplé toute notre terre jusqu’aux îles les plus lointaines, tout en inventant et adaptant, au fur et à mesure, leur mode de vie, aux circonstances de leur environnement.
      Ce sont eux les premiers aventuriers et découvreurs, qui ont été mes modèles, bien avant les conquistadors et autres colonisateurs du Moyen Âge, et avant nos actuels aventuriers télé- et radio-guidés du « Vendée Globe ». Ce que j’admire encore chez ces derniers, c’est qu’ils osent laisser leur confort et partir sans savoir s’ils reviendront de ce voyage périlleux dans « les cinquantièmes rugissantes ».
      Dans mon aventure solitaire, je me suis senti, comme nos lointains ancêtres, démuni de tout. J’étais comme eux seul dans mes petites et grandes conquêtes. L’une d’elles est celle que j’ai réalisée, quand, plus que septuagénaire, j’ai entrepris mon voyage vers une île lointaine, située exactement aux antipodes de la France, quelque part dans le Pacifique Sud. Grâce à la gentillesse de mon épouse et à la générosité de mes enfants, j’ai pu réaliser ce rêve qui m’avait hanté depuis ma toute petite enfance.
      Moi qui ai fréquenté des hommes et des femmes de toutes les couleurs et origines et ai étudié leurs diverses croyances, je tire de ma longue vie plusieurs enseignements. Le racisme, le sexisme, les nationalismes et tous les -ismes, y compris notre christianisme, érigé en système occidental de pensée unique, sont une absurdité. Nos préjugés et jugements à l’emporte-pièce qui classent les personnes vivant autour de nous, selon nos critères à la mode et très aléatoires, le sont tout autant. J’estime quant à moi, que nous sommes tous et toutes uniques, et que la vie de chacun de nous est digne du plus grand respect.
      Je me rends aussi compte, et de plus en plus clairement, à mesure de mon avancement en âge (et en sagesse ?) que nous sommes des êtres sociaux, que nous avons besoin les uns des autres pour nous épanouir ; que nous sommes des frères et sœurs de même origine et de même destinée, embarqués sur le même bateau de galères et de bonheur, et que, par conséquent, « nos libertés individuelles s’arrêtent là où commence la liberté des autres qui font la grande traversée avec nous ».
      Je suis convaincu également, du fait de ma foi chrétienne un peu particulière, que dans la grande étoile de l’espoir qui guide notre embarcation commune, il y a pour chacun son étoile, ou son petit lumignon personnel, qui le fait tenir, qui le guide et le pousse en avant et qui fait chanter les vies de chacun : un mari, une épouse, les enfants et petits-enfants, une œuvre de bienfaisance qu’on soutient, un syndicat, la peinture, le métier qu’on exerce, la poésie, le bricolage ou toute autre activité manuelle, artistique ou scientifique.
      Personnellement, moi qui ai eu la chance d’avoir communiqué en toute amitié et confiance avec de nombreuses femmes, parfois athées, mais pour la plupart croyantes de diverses confessions dans plusieurs pays et continents, j’ai du mal à imaginer étoile plus qualifiée, plus attirante, plus enthousiasmante, plus motivante et plus fidèle que la Grande Étoile Jésus, mon meilleur ami et confident. J’ai acquis la conviction qu’Il a veillé sur moi et sur les nombreuses femmes qui ont fait la traversée avec moi, et qu’il nous a protégés d’innombrables faux pas.
      Le plus mauvais faux pas que j’ai craint pour moi, c’est le surestime de moi-même. Ce surestime naïf de soi est un piège redoutable dans lequel se font prendre de nombreux croyants. Sachant que notre Seigneur n’aime pas l’orgueil, j’ai demandé à Jésus de me cacher sous ses ailes comme la maman-poule cache ses petits sous ses ailes (voir Mathieu XXIII, 37) pour me protéger contre ce piège. J’ai l’impression qu’Il a beaucoup apprécié ma demande.
      Un ancien premier ministre français qui parlait de son Président disait un jour : « Lui c’est Lui, et moi, c’est moi ! En parlant de mon Étoile Jésus, je dirais, plus modestement : « Lui, c’est Lui, et moi, ce n’est que moi !»
      Et en disant cela je pense à l’une de mes amies les plus attachantes et fidèles, une femme athée qui, par sa générosité a désarmé tous mes préjugés religieux ou politiques. La générosité de ses engagements m’a envoyé dans les cordes et m’a rappelé le chapitre 25 de l’Évangile de Matthieu. Le Roi du « Jugement dernier » n’y juge pas les gens sur le nombre de Messes du Dimanche ou de prières manquées ou pratiquées, mais Il leur dit : « Ce que vous n’avez pas fait pour l’un de ces petits, mes frères, c’est pour Moi que vous que ne l’avez pas fait. » Le bel altruisme de mon amie athée a été pour moi une belle leçon à méditer.
      Est-ce mon absence d’ambition personnelle, et le fait de m’être glissé sous les ailes du « Plus Grand que moi » qui m’a permis, y a une petite dizaine d’années, de faire une rencontre inattendue et pour moi très importante ?
      Lors d’une promenade dans mon quartier, une jeune femme qui, par hasard (?) passait par là, est venue vers moi, et son beau regard m’a rappelé tout de suite celui de 2 petites filles d’une famille de boat-people, du Sud-Est Asiatique que notre comité paroissial local m’avait confiées, il y a une bonne trentaine d’années, pour leur apprendre les rudiments du Français.
      Maravy, la jeune femme en question, et moi, nous sommes fait d’emblée confiance ; et par le jeu de ce genre d’intuition très subtile qui se développe au cours du temps entre chacune de nos étoiles personnelles, j’ai compris très vite que mon Seigneur Jésus, venait de m’offrir un magnifique cadeau sur un plateau.
      Maravy est Bouddhiste, née dans une famille bouddhiste. Sa bonté bienveillante, son courage patient et son impact étonnant sur ceux qu’elle rencontre, s’allient en elle à une grande sensibilité pour la vie animale et végétale, et à un amour et un respect de la nature en général, qui me manquaient jusque là.
      Et chose étonnante pour moi, elle m’a confié avoir expérimenté, dans des visions nocturnes, la bonté de Jésus dès l’âge de 12 ans, et que Jésus continue, avec la patience et la sagesse enseignée par le Bouddha, de lui inspirer le courage nécessaire pour s’occuper de sa vieille maman malade tout le peu de temps qui lui reste, maintenant qu’elle est devenue esthéticienne.
      Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’une non-chrétienne me parle de ce contact avec Jésus hors de tout contexte chrétien. (voir Nicou, la Camerounaise, dans mon recueil « Les femmes ont façonné ma vie » p.42), et je suis personnellement convaincu que l’impact de Jésus, et de ce que nous appelons l’Église Universelle, s’étend bien au-delà du cadre de nos diocèses, vicariats et communautés chrétiennes officiels et canoniques.
      La douceur et le calme de Maravy ont réussi en moi quelque chose de grand. Moi, l’aventurier chrétien, voyageur et touche-à-tout, j’ai commencé enfin à m’assagir, à me stabiliser et à sensibiliser mon regard à la beauté de la nature et à la face invisible de ce monde mystérieux auquel le chrétien occidental ne croit plus vraiment.
      Elle m’a aidé à unifier ma vie dispersée, et elle a fait de moi un homme qui commence enfin à vivre à un rythme qui correspond à son âge.
    Par elle, mon respect pour les femmes pour qui j’ai continuellement bataillé, s’est trouvé grandement augmenté.

      J’ai fini d’écrire cette introduction générale à mon site, le 24 Août 2021, dans  « Ma Maison », chez les Petites Sœurs des Pauvres, 117 Grande Rue F-38700 La Tronche (France).
    C’est mon ami de longue date, Philippe Moiroud, habitant d’Uriage-les-Bains, informaticien et webmaster, qui m’a aidé à réaliser et à structurer mon site.

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Gilles Évan